L'addiction à la pornographie



Avant de commencer cet article je tiens à préciser, que l'addiction se caractérise par le fait de la répétition jusqu'à ne plus pouvoir s'en passer. Il y a des personnes qui seront plus sensibles que d'autres à telle ou telle forme d'addiction, médicaments, vêtements, réseaux sociaux, alcool, etc...., et je pense sans trop me tromper que nous serons tous, à un moment donné de nos vies, confrontés à cette problématique, la plus banalisée en France étant celle de la cigarette. C'est pourquoi ce n'est pas un article qui cherche à stigmatiser ou à culpabiliser mais plutôt à essayer de comprendre comment cette addiction fonctionne pour pouvoir mieux s'en prémunir. L'addiction à la pornographie est un sujet des plus sensibles, parce que c'est une pratique qui se fait de façon cachée, comme les autres me direz-vous, et bien pas vraiment, parce qu' à contrario des autres formes d'addictions telles que l'alcool, la nourriture, les jeux, les achats,....il y a quand même une forme d'interaction avec notre entourage, on peut voir ou détecter certains signes ou comportements. Mais l'addiction à la pornographie est plus difficile à connaître, à reconnaître. Au niveau cérébral, elle agit de la même façon que toutes les autres addictions. Pour faire simple et à titre d'exemple, je vais faire la comparaison avec le cannabis. La première fois que vous allez fumer un joint, vous allez vous prendre une"bonne claque", comme pour votre première vidéo, celle-ci, va procurer à notre cerveau une bonne excitation et vu que celui-ci est friand de ce qui lui procure du plaisir, il va vouloir réitérer ce moment-là. Mais comme pour la consommation régulière de cannabis, il va falloir fumer plus souvent et augmenter les doses pour avoir le même effet que la première fois, c'est le même procédé pour toutes les addictions. Pour la pornographie, cela va se traduire par une augmentation du temps de visionnage des vidéos mais aussi de l'intensité de celles-ci, d'où l'envie de regarder des choses de plus en plus hard dans les rapports, de sorte que notre cerveau retrouve le même shoot d'adrénaline, d'excitation qu'au début. Les cerveaux les plus fragiles aux formes d'addictions sont ceux des adolescents, car leur cortex préfrontal, qui contrôle les émotions, est encore en plein développement et ils auront donc moins de "volonté" de stopper la consommation de vidéos. C'est pour cela que c'est à cet âge-là qu'il faut être le plus vigilant en tant que parents, parce qu'ils sont en pleine construction de ce que pourront être leur rapport amoureux, et l'image véhiculée dans ces films est loin d'être très constructive. Il est donc important de leur expliquer comment les choses fonctionnent, comment leur cerveau fonctionne. Dans le cas où ils auraient déjà vu des vidéos, ne pas les culpabiliser, mais avoir un travail avec eux sur les images qu'ils ont vues, ce qu'ils en ont pensé, que le plaisir qu'ils ont éprouvé est normal, avec l'explication de notre fonctionnement cérébral, mais que les rapports vus ne s'inscrivent pas dans la réalité, c'est un film, une fiction. Cela parait évident de dire ça, mais je vous assure qu'à cet âge là, cela à son importance.


Pour les personnes qui consomment des vidéos depuis plusieurs années, les répercussions sont comme pour les autres formes d'addiction, elles sont psychologiques et physiologiques. Généralement, au niveau psychologique, de façon schématique, se sont des personnes qui vont avoir une mauvaise image d'elle-même avec un sentiment de culpabilité et un rapport entre homme et femme, qui va être biaisé, on va rentrer dans le schéma : "c'est ce que les hommes aiment et/ou veulent"ou "c'est ce que les femmes aiment et/ou veulent".

Au niveau physiologique, le fait que le cerveau soit en sur-stimulation une grande partie du temps, va provoquer des difficultés lors des rapports, du type problème d'érection ou d'éjaculation. Je reprends l'exemple du joint, c'est comme si vous ne deviez fumer qu'un joint alors que votre cerveau à l'habitude d'absorber 10 fois cette dose. A ce stade on est complètement pris dans un cercle vicieux. Tout ceci s'accompagne de sautes d'humeur, de symptômes dépressifs ou autres. La personne devient de plus en plus solitaire. La seule façon de pouvoir casser ce cercle est de stopper cette consommation de vidéos, comme pour les autres formes d'addiction, c'est un sevrage qu'il va falloir entreprendre. C'est pour cela qu'il est important de se faire aider, soutenir et accompagner par des professionnels et son entourage.

Pour la petite histoire, la pornographie est un marché très lucratif car hautement addictif et répondant à la solitude, l'isolement croissant vécu dans nos sociétés dites développées. On parle de 50 milliards d'euros par an au niveau mondial.....autant vous dire que certains non pas envie de vous voir décrocher aussi facilement....Même la publicité utilise l'effet de la suggestion sexuelle pour nous faire acheter des produits que nous n'aurions sans doute pas achetés autrement. Peut-être regarderez-vous les publicités qui vous vendent de la glace autrement....Les publicitaires misent sur le plaisir éprouvé pour nous enlever notre culpabilité face à l'achat de certains produits.

Les addictions ne touchent pas que les autres....


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